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 Le seconde venue de satan...

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MessageSujet: Le seconde venue de satan...   Jeu 15 Mar - 7:28

Le terme de « satanisme » est employé actuellement pour désigner un courant qui a pris naissance au début des années 60 aux États-Unis et plus spécialement en Californie et, de là, s'est répandu de divers côtés. S'il faut le décrire, on pourrait parler d'un mouvement qui fait l'expérience du mal comme d'une puissance créatrice qu'il cultive d'une manière quasi religieuse, ce culte permettant de dominer les potentialités destructrices présentes dans cette puissance du mal.

Comme première manifestation de ce mouvement, il faut citer le film de Polanski, Rosemary's Baby. L'histoire est celle d'une Jeune femme tout effacée, qui vient occuper avec son mari un appartement à Manhattan. Le voisinage donne l'impression angoissante d'une vie occulte, où règnent la magie et la sorcellerie. Tout en s'ingéniant à moderniser son propre cadre d'existence, elle ne peut changer l'atmosphère de ce milieu. Lentement, mais sûrement, le cercle fatal se resserre autour d'elle. Tous semblent entrer dans la conjuration, même la doctoresse dont elle attend la délivrance et jusqu à son propre mari. Quand celui-ci s'approche d'elle, il prend les traits d'un démon incube du Moyen Age. En état d'inconscience, elle met au monde le fruit de cette union ; un couteau à la main, elle part à la recherche de son bébé et aboutit finalement dans un appartement du voisinage où toute la bande de sorcières célèbre le sabbat autour du bébé qui apparaît comme un « enfant de Satan ». Elle se trouve devant l'alternative va-t-elle le tuer ou l'accueillir ? Quand le nouveau-né fait entendre un vagissement humain, elle le prend avec elle. Et ainsi s'accomplit la naissance de Satan.

Le récit est dû à Irva Levin. Il s'inspire d'un ensemble de réalités largement répandues. Au moins trois millions d'Américains l'ont lu. Le film de Polanski a dépassé cet intérêt : son contenu déborde celui du livre. Au cours d'une interview, Polanski a déclaré qu'il n'a fait qu'enregistrer ce qu'il a pu voir dans cette Amérique ultra-moderne, dans les grandes cités comme New York et dans cette région de Californie où il s'est installé avec sa femme, la vedette du film. Au milieu de ses propos sur l'occultisme, Polanski parle du célèbre éditorial du Time : « Dieu est mort » ; il relève que, depuis que l'Église perd de son prestige et que s'est évanouie l'image traditionnelle de Dieu qu'elle répandait, on voit croître sans cesse l'efflorescence de l'occulte, du magique, et le pouvoir des sectes. Il ajoute que, sur la terre nourricière d'une nouvelle religiosité, est né un phénomène nouveau l'incarnation de Satan. La naissance virginale de Dieu est, selon lui, le type de celle de Satan. Une ère nouvelle s'est ouverte c'est l'An I après Satan. Là encore, Polanski ne fait que consigner ce qu'il a vu : l'homme qui proclame dans le film l'incarnation de Satan est Anton La Vey, le « pape noir » de la « Première Eglise de Satan » officiellement reconnue à San Francisco. Mais qui est ce Satan ?

Ce n'est sûrement pas le Satan de la Bible. C'est un Satan dont Arthur Lyons dit dans son ouvrage Satan Wants You (Satan vous appelle) qu'il vient pour la seconde fois. Sa première venue se place à la fin du Moyen Age. Cette venue atteignit son paroxysme dans la vague de sorcellerie qui marqua le début des « temps nouveaux ». La possession démoniaque n'était pas une nouveauté on peut retracer dans beaucoup de cultures et de religions la croyance aux démons et à la possession ; la vraie nouveauté, c'est que l'on voyait dans la possession l'un des éléments d'un immense complot cosmique, mené de façon invisible par un seul esprit génial Satan. Au lieu de chercher à guérir les individus, on tentait de découvrir à travers la personne des possédés la stratégie déployée par Satan. Les démons étaient désormais les soldats d'une armée bien ordonnée, obéissant aux ordres d'un chef unique. C'est ainsi qu'un Satan personnifié, origine de tout mal, fit son entrée dans l'histoire. Et il n'a disparu que lorsqu'on eut compris que la croyance en Satan suscitait une folie destructrice pour l'humanité, et que la lutte contre Satan faisait précisément naître le mal que l'on voulait combattre. La croyance en Satan invitait à la lutte autant qu'à la vénération. Le trait caractéristique de cette lutte, c'est qu'elle se déroulait en milieu clos. Ce que les Inquisiteurs voulaient savoir était confirmé sur le chevalet par leurs victimes et, à l'aide de ces données, ils fondaient scientifiquement leur foi. Comment agissait-on dans ces cercles fermés ? On peut s'en rendre compte en lisant le passage suivant, extrait du Marteau des sorcières : la femme était prise irrémédiablement, une fois que l'attention s'était fixée sur elle. « La religieuse irréprochable est soupçonnée parce que le diable met tout son honneur à séduire précisément ces vierges saintes. Mais il va de soi que le malin séducteur ne se refuse pas non plus une fille pleine d'allant. Quant à la jeune fille éplorée, abandonnée par son amant, il a beau jeu avec elle. Toutes ces femmes doivent donc faire l'objet d'une étroite surveillance. Une femme qui va rarement à l'église est suspecte, et une femme assidue au service divin l'est davantage encore, car elle a sûrement ses raisons de simuler la piété. » Nous voyons combien ces jugements sont aberrants, mais il a fallu des siècles avant que l'on s'aperçoive de ce qu'avait de satanique ce cercle forgé par la foi et la science.

Les caractéristiques de ce Satan ne se révèlent pas seulement dans la lutte menée contre lui, mais aussi dans le culte dont il est l'objet. Ce culte était nettement dirigé contre le christianisme, ce qui s'exprime surtout dans les messes noires, et sexuel, comme il apparaît dans le cas des femmes qui se livrent à lui et dans les sabbats de sorcières. Ce n'était pas le serpents le Grand Menteur, le mal qui est « mystère », mais un adversaire passé à l'état humain, qui se fait d'une manière perverse le frère des hommes, à la fois bouc émissaire et chef de la rébellion. Or, ce Satan humanisé est revenu, mais d'une autre manière. C'est sa « seconde venue ». Il n'est plus question maintenant de la foi en un être personnel et, même si l'on parle de religiosités, il ne s'agit plus d'une dimension surnaturelle qui exige la « foi ». Le Satan d'aujourd'hui est plus humain que le premier Satan ; il s'agit en somme de reconnaître la bête que nous sommes. « Reconnaître, c'est aller vers la lumière, c'est plonger son regard dans les ténèbres pour y heurter la lumière », dit Anton La Vey. A quelqu'un qui lui demandait pourquoi il avait fondé son église, en 1966, il déclara : « J'ai vu l'aspect le plus repoussant de la nature humaine. Je me suis demandé : Où est Dieu ? Et j'en suis venu à mépriser les faibles, ceux qui, confrontés avec la violence, mettent leur confiance dans le recours à la volonté de Dieu. Je vois que l'homme est un être horrible, le plus féroce de tous. A la fois élément vital et souverain de ce monde : tel est le Diable. C'est pourquoi je mets en oeuvre ? tel un damné ? les arts des ténèbres. J'ai acquis auprès de mon entourage une telle notoriété que j'ai été pour ainsi dire contraint de fonder cette église, avec l'aide de Satan. Vive Satan ! » Avec les ténèbres, le mal et la violence, l'élément sexuel tient aussi une place importante dans cette religion. La Vey explique : « Le culte du diable n'est rien d'autre que la religion de la chair. La femme est le vaisseau vivant, le champ des émotions. » L'élément d'opposition au Christ a pour ainsi dire disparu, c'est même l'objet d'une des nombreuses requêtes religieuses qui s'adressent à ce culte. La « grand-prêtresse » d'un groupe satanique de East Los Angeles déclare : « La messe noire n'est plus célébrée que par des gens qui ont dépassé la cinquantaine. La messe noire est empreinte de négativisme et, dès lors, stérile. Nous essayons de mettre dans nos rituels un peu plus de créativité pour faire du satanisme une puissance vitale et vivante. » La sorcellerie qui s'exerce à présent n'a plus rien de commun avec la magie noire du Moyen Age ; elle s'apparente à celle qui a fait fortune en Angleterre, surtout sous l'influence de Gerald Gardner et de son livre Witchcraft Today (La sorcellerie aujourd'hui), paru en 1959. Margaret Murray, qui l'a étudié de près, y voit la reviviscence d'une religion antérieure au christianisme.

Rollo May signale que l'élément d'opposition est encore présent dans la mesure où ce culte prend ses distances à l'égard d'une société qui tend à opprimer les forces obscures, latentes dans l'homme. Le mal qui est cultivé comme tel est un mal marqué d'une détermination sociale, et non quelque mal originel, enveloppé de mystère. Pour libérer la source vitale de ce mal, on exige d'être entièrement libre à l'égard de la société, de penser et de faire ce qu'on veut ; la violence est mise en honneur comme la voie vers la libération religieuse. Cet aspect du satanisme remonte à l'Anglais Aleister Crowley qui, vers 1920, tenta de réaliser sa mission satanique en Sicile d'abord, puis en Allemagne. Aujourd'hui, Jozef Metzger se présente comme son successeur ; son « abbaye », située dans le petit village de Stein en Suisse, est devenue un centre mondial. C'est de là, par exemple, que fut envoyé à tous les membres, en 1955, le texte des « cinq commandements de Crowley » : « Il n'y a pas d'autre Dieu que l'homme... » C'est un code de vie basé sur la liberté absolue, sur le droit de faire ce que l'on veut dans tous les domaines de l'existence, y compris celui d'avoir des relations sexuelles avec qui et comme on l'entend, de mourir comme on veut et de tuer quiconque voudrait priver l'homme de cette liberté.

Malgré cette exaltation de la violence, de la bête présente au tréfonds de l'homme et des forces obscures, le satanisme est un phénomène « bourgeois », comme l'explique l'éditorial du Time du 19 juin 1972, intitulé The Occult Revival ? Satan Returns (Le renouveau de l'occultisme ? Satan revient). En dépit de la doctrine, des rites et des symboles, on cherche en vain dans ce courant quelque dimension spirituelle, quelque signe montrant que l'on y poursuit autre chose que les valeurs matérielles prisées par une société d'opulence. Cette remarque est vraie en tout cas pour l'église de Satan et le satanisme sur lesquels le journaliste Horst Knaut fait porter sa recherche pénétrante. Il a consigné et il continue de publier le résultat de ses enquêtes. La manière dont l'élément satanique est honoré sous une forme religieuse est qualifiée, ici également, de bourgeoise : ce n'est qu'appel à la « sexualité en groupe » et exaltation de la jouissance sado-masochiste. De son côté, le journaliste Ed Sanders, dans son ouvrage The Family (sur Charles Manson) prétend saisir les traces d'une connexion entre le satanisme et les meurtres rituels. Il renvoie notamment au centre de Stein et au mouvement O.T.O. (Ordre des Templiers Orientaux).

Il est difficile d'évaluer l'influence de l'église satanique officielle. Les effectifs sont fixés à 10000 hommes. Cette église a mené une large publicité autour de Satan. Sous le slogan « Satan est revenu », c'est tout un monde de religiosité ténébreuse qui remonte au grand jour. L'influence la plus forte est peut-être celle qu'exerce la « bible satanique » de La Vey. Elle est lue avidement sur les campus, plus que la Bible chrétienne. En Europe aussi, on entend parler çà et là de groupes de jeunes qui règlent leur vie sur le manuel satanique, ainsi par exemple à Aix-en-Provence où un certain Claude Déplace se targue d'être le « Christ noir » ; il apprend à quelques milliers de jeunes disciples comment il faut évoquer Satan et lui obéir, et comment il faut employer la violence. Sa doctrine prend le contre-pied du Sermon sur la Montagne : « Bienheureux les violents, car le monde leur appartient. Si quelqu'un te frappe sur la joue, frappe-le sur l'autre. » Telle est la doctrine de la Bible satanique.

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